#CleanAirForAll: Réseau qualité de l'air bruxellois plaide pour une meilleure protection de la santé des habitants de Bruxelles

Persbericht

À l’occasion de la première Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus (International Day for Clean Air and Blue Skies) ce 7 septembre, les collectifs bruxellois pour la qualité de l’air appellent le gouvernement bruxellois à faire preuve d’ambition et à lutter contre la pollution de l’air, le principal risque environnemental pour la santé et l’une des principales causes évitables de décès et de maladie dans le monde[1]

Ils adressent plusieurs demandes aux autorités bruxelloises :
 

  1. des lois ambitieuses destinées à protéger la santé des citoyen·ne·s bruxellois·es ;
  2. une surveillance plus efficace et plus démocratique de la qualité de l’air à Bruxelles ;
  3. un système pour réduire la circulation automobile ;
  4. un réaménagement de l’espace public pour les citoyen·ne·s bruxellois·es.

Ce 7 septembre sera la première Journée internationale de l’air pur pour des ciels bleus, mais il est inutile de rappeler l’influence de la pollution de l’air sur nos vies. Chaque année, elle provoque environ 400.000 décès prématurés et des centaines de milliards d’euros de dépenses dans les soins de santé. L’OMS indique qu’il s’agit d’un important facteur de risque de maladies chroniques chez l’adulte, notamment les maladies cardiaques et pulmonaires et les cancers, en précisant qu’il n’existe pas de niveau de pollution qui soit sans danger[2]. Nos enfants sont les plus vulnérables à cette pollution de l’air. Une exposition continue dans l’utérus et lors de la prime enfance entraîne des conséquences tout au long de la vie[3].

À Bruxelles, des citoyen·ne·s et des organisations se mobilisent en faveur d’une meilleure qualité de l’air : en équipant des statues de masques, en jouant devant les portes des écoles et en pédalant d’Anvers à Bruxelles. Leur ambition ? Faire de Bruxelles une ville saine et inclusive, l’amélioration de la qualité de l’air constituant la première étape importante.

Après les élections de 2019, les collectifs bruxellois pour la qualité de l’air ont rencontré les ministres de l’Environnement et de la Mobilité pour communiquer leurs exigences au gouvernement régional.

1.         Les collectifs et mouvements bruxellois pour la qualité de l’air demandent des lois ambitieuses destinées à protéger la santé des citoyen·ne·s bruxellois·es. La santé devrait arriver en tête des préoccupations, la réglementation bruxelloise en matière de qualité de l’air doit donc se fixer pour objectif les normes de l’OMS pour toutes les substances polluantes. Avant les élections de 2019, tous les partis politiques sont tombés d’accord à ce sujet, qui figure par ailleurs dans l’accord de gouvernement. Le réseau demande instamment de revoir les règles relatives à la qualité de l’air afin d’intégrer cette ambition.

2.         Les collectifs et mouvements bruxellois pour la qualité de l’air exigent que l’actuel réseau de surveillance de la qualité de l’air soit renforcé, qu’il devienne plus démocratique et transparent et qu’il attire l’attention sur les zones à risque. Ils se réjouissent de la naissance de nouveaux projets de science participative. Le réseau demande cependant de ne pas oublier la surveillance officielle. Ils espèrent que les nouvelles stations annoncées voient rapidement le jour et qu’elles effectuent des mesures dans les endroits où la pollution est la plus élevée et où habitent les plus vulnérables d’entre nous.    

3.         Le réseau demande l’introduction d’un système qui contribue à réduire sensiblement la circulation automobile. La combustion de carburants fossiles pour le transport et les embouteillages constituent des obstacles non négligeables pour une meilleure qualité de l’air. Ils demandent la mise en place d’un régulateur de congestion pour l’ensemble du trafic motorisé dans la Région de Bruxelles-Capitale. Prenez exemple sur Stockholm, qui a réduit sa circulation automobile de 30 % après s’être dotée d’un tel régulateur.

4.         Les collectifs et mouvements bruxellois pour la qualité de l’air demandent une réorganisation de l’espace public en faveur des usagers actifs de la route et des fonctions résidentielles. À l’heure actuelle, environ 70 % de cet espace est réservé aux véhicules. Si l’on veut que Bruxelles devienne une ville accueillante pour ses enfants, nous avons besoin d’un package cohérent dans le droit fil de Good Move : réaménagement des rues et des places, promotion des moyens de déplacement actifs, plans de circulation pour protéger les quartiers, sécurisation des environs des écoles, etc.

Comme dans de nombreuses villes européennes, la COVID-19 a changé la manière dont nous nous déplaçons dans et autour de Bruxelles. Ses habitant·e·s ont commencé à se déplacer davantage à pied et à vélo. Au fur et à mesure que la vie reprend ses droits, nombre d’entre eux et elles restent fidèles à ces nouvelles habitudes qui bénéficient à la qualité de l’air et au climat, et donc à bien des égards à notre santé. La crise sanitaire actuelle nous a dès lors ouvert les yeux sur ce à quoi pourraient ressembler nos cités. En outre, 68 % des Européen·ne·s souhaitent que les voitures restent bannies de leur ville une fois que la page de la COVID-19 sera tournée[4].

Le réseau réclame que le gouvernement bruxellois respecte l’ambition qu’il a si clairement formulée au début de son mandat.
« Il y a déjà eu beaucoup d’avancées en ce qui concerne nos quatre exigences. Mais il faudra faire beaucoup plus encore pour transposer l’exploration et la préparation en actes. Le moment est venu d’agir pour faire de Bruxelles une ville saine et inclusive qui offre l’espace et l’air pur que méritent ses habitant·e·s. » - Tim Cassiers, expert qualité de l’air et mobilité, BRAL


Signés par :

BRAL, Chercheurs d'Air, Clean Air Brussels, Cosmopolis Centre for Urban Research, Filter Café Filtré, Greenpeace, Luchtster, Bruxsel'air.

En collaboration avec HEAL sur la campagne internationale #CleanAirForAll

Contact presse:

BRAL : Tim Cassiers, tim@bral.brussels,  0476 449 223

 

[1]WHO 2016: https://bit.ly/3jcxZlL

[2] WHO 2018: https://bit.ly/34Ji62v

[3] HEAL sd: https://www.env-health.org/wp-content/uploads/2019/11/Healthy-Schools_infographic.pdf

[4] Politico, 2020 - https://www.politico.eu/article/life-after-covid-europeans-want-to-keep-their-cities-car-free/