La Plateforme interrégionale pour une économie durable demande une réévaluation de l’ensemble du projet Neo !

Persbericht

Photo: Eric Danhier, Visit.Brussels

Juste avant les vacances d'été, la Plateforme interrégionale pour une économie durable avait eu vent de la volonté d’une partie du Gouvernement bruxellois de donner un coup d’accélérateur à la modification partielle du PRAS (Plan régional d’affectation du sol) nécessaire à la réalisation du projet Neo, modification attaquée à trois reprises, et avec succès, par une partie des membres de la Plateforme.

Le point qui devait être discuté au Conseil des Ministres fut finalement retiré en raison de divergences de vues au sein du gouvernement. Ces divergences sont apparues au grand jour dans la presse la semaine dernière, questionnant  la pertinence de poursuivre le développement d’un méga-centre commercial de 72.000 m² dans un contexte cumulé de crise climatique et économique.  Pourquoi la Région bruxelloise gaspillerait-elle encore son énergie à déployer un cadre juridique pour permettre la réalisation d’un centre commercial cannibale ?[1]

Chaque jour nous rappelle pourtant que l'événementiel, le tourisme et le commerce, ont été touchés de plein fouet par la pandémie du Covid-19. Cette perturbation conséquente de notre économie devrait  être vue comme une opportunité pour effectuer des changements durables et  repenser le plateau du Heysel  selon un nouvel équilibre moins prédateur.

Rappelons qu’en cette période d’urgence climatique, le Gouvernement bruxellois travaille d'arrache-pied à une Stratégie Régionale de Transition Economique, inspirée du modèle du Donut, un modèle que pourrait suivre l'aménagement du plateau du Heysel. Mais ce n’est pas la voie qu’une partie du gouvernement souhaite visiblement emprunter en cherchant encore une fois à modifier le PRAS, modification dont le seul intérêt est de permettre la création de 72.000 m² de commerces.  

Depuis sa naissance, la Plateforme se veut un partenaire constructif de la transition économique de la Région bruxelloise. La Plateforme demande qu'un effort commun soit mené pour trouver une lecture du réaménagement du Heysel qui puisse combiner les intérêts des acteurs économiques et ceux des habitants de la Région bruxelloise.

À l’instar des nombreux parlementaires qui ont déjà interpellé le Ministre-Président sur le sujet,  la Plateforme demande une réévaluation de l’ensemble du projet en concertation avec les habitants et les acteurs socio-économiques et exige une plus grande transparence sur les engagements pris, les montants dépensés ou engagés pour un projet dont la valeur globale dépasse le milliard d’euros.

Pour la Plate-forme interrégionale pour une économie durable :

IEB: Claire Scohier, 0473/66 75 05
BRAL: Steyn Van Assche,  0498/132586
BBL: Erik Grietens, 0474/40 63 94
ARAU: Jean-Michel Bleus  02/219 33 45
UNIZO Vlaams-Brabant & Brussel: Anton Van Assche, 0478/44 41 19
CSC: Benoît Dassy   0498/ 51 89 15
UCM : Sophie Heuskin 0494/302631

*La Plateforme interrégionale pour une Economie Durable se compose des organisations suivantes : Bond Beter Leefmilieu (BBL), le Brussels Raad voor het leefmilieu (Bral), Inter-Environnement Bruxelles (IEB), ARAU (Atelier de Recherche et d'Action Urbaines), ACV Regio Halle-Vilvorde, ACV-CSC regio Brussels, Beweging.net Brussel-Halle-Vilvoorde, l’Union des Classes Moyenne Bruxelles (UCM) et Unizo Vlaams-Brabant & Brussels

[1]L’étude de marché qui appuie le développement du centre commercial montre que plus de 50 % de la clientèle viendrait de Bruxelles. Cela impliquerait donc forcément un potentiel de cannibalisation au détriment des centres commerciaux existants notamment ceux du centre-ville. Une enquête qui vient d’être réalisée par Hub Brussels sur Docks Bruxsel montre que l’offre présente à  Docks Bruxsel est à 90 % similaire à celle qui existe ailleurs en Région de Bruxelles-Capitale, en particulier dans le centre-ville - rue Neuve et Porte de Namur. Plutôt que de fournir une offre complémentaire, le centre commercial se révèle surtout un concurrent du centre-ville, ce que confirme une analyse comparée de la typologie des clients - selon l'âge, le statut socioprofessionnel, la composition de ménage - fréquentant ces différents lieux.