NEO2 au frigo ? Alors NEO1 aussi !

Maintenant que la Ville de Bruxelles a décidé de mettre définitivement au frigo le centre de congrès (NEO2), nous sommes d’avis qu’elle devrait faire suivre le même chemin au shopping center (NEO1). NEO1 est de toute façon presque déjà mort compte tenu de l’absence de toute base juridique et de voie d’accès au parking.

NEO2 au frigo

NEO1 (le shopping center) et NEO2 (le centre de congrès) sont les deux principaux projets sur le plateau du Heysel. Le Mall of Europe devait servir de véhicule d’investissement pour payer le centre de congrès. Et si vous connaissez un peu le BRAL, vous savez que nous sommes contre ce shopping center. N’hésitez pas à consulter cette liste d’articles ! Si NEO2 ne se fait pas, à quoi bon poursuivre NEO1 ?

Par entêtement, à cause d’égos meurtris et par peur d’un dédit, sans doute. Nous avons pourtant l’impression que le prix à payer pour l’abandon de ce projet est fortement exagéré dans le but de pouvoir s’y accrocher. Quoi qu’il en soit, la communication à propos de ce dédit manque totalement de transparence. La Région et la Ville doivent rendre public l’accord qui les lie au consortium à l’origine de NEO1 (UNIBAILRODAMCO/CFE/BESIX). Si elles se montrent habiles, le dommage pourrait coûter moins cher qu’elles ne l’imaginent, ce qui laisserait une certaine latitude pour négocier quelque chose. Nous avons du mal à croire qu’aucune stratégie de sortie n’a été prévue pour un projet qui sur le plan juridique s’est révélé bancal dès le début et a fait l’objet de nombreuses controverses.

NEO1, pas une meilleure idée

Il semble cependant que pour le moment, elles se cramponnent encore obstinément à NEO1 et qu’elles se frottent déjà les mains à l’idée de tout cet argent qui désormais ne doit plus être injecté dans le centre de congrès. Encore une fois, ce dernier a toujours constitué l’excuse destinée à pousser NEO1. Va-t-on chaque fois trouver une raison pour s’accrocher à NEO1 ?

Quoi qu’il en soit, ce qu’on oublie systématiquement, ce sont les coûts de ce projet. Et en parlant de ces coûts, nous ne pensons pas uniquement à la qualité de vie dans les quartiers avoisinants, aux embouteillages supplémentaires, à la pollution de l’air et aux faillites d’autres commerces, nous comptons aussi le raccordement à l’A12 par exemple, qui sera financé sur les deniers publics. Ainsi que sa maintenance pendant une éternité. Et si aucun tunnel n’est construit, nous aurons depuis l’Atomium une très belle vue sur une sortie d’autoroute. En résumé, ce projet entraîne donc, outre les innombrables coûts indirects, des coûts publics directs. Et là encore, sans aucune transparence.

On ne sait toujours pas comment le projet sera désenclavé, surtout depuis la débâcle de la voie d’accès avec le parking C. Nous attendons le Plan d’aménagement directeur pour cette zone pour en apprendre davantage. Or, nous n’avons plus rien entendu à ce sujet depuis longtemps déjà.

Wanted : on recherche un projet durable et porteur !

Le moment est venu de proposer un projet durable, adapté à notre époque, qui ne repose pas sur l’arrivée massive de voitures. Le Plan d’aménagement directeur qui est en préparation pourrait se pencher sur la question et impliquer les Bruxellois·es dans ce qui peut devenir un projet porteur.

Walk and don’t look back!

Steyn Van Assche