Le silence est d'or

  • Il faut plus de place pour les modes actifs, afin que les Bruxellois.es continuent à se déplacer plus souvent à pied ou à vélo
  • “Het virus heeft ook goeie kanten” nous annonce l’écran sur le Bouvelard Anspach
  • La ville semble plus apaisée, le rythme moins frénétique
  • Il faut plus de place pour les modes actifs, afin que les Bruxellois.es continuent à se déplacer plus souvent à pied ou à vélo
  • Il y a une réelle demande pour plus d'espace public, de parcs et d’espaces verts

En mai, le BRAL a lancé une mini enquête pour interroger son réseau par rapport à la crise et ses effets, mais aussi le futur. Le silence est la grande expérience positive de cette crise, à côté de la diminution du trafic et de la pollution. Quelles actions peut-on mettre en place pour les maintenir ?

Malgré les moments difficiles, la crise sanitaire nous a permis de découvrir la vie et la ville sous un autre angle. Par le biais d’une courte enquête, le BRAL a interrogé son réseau sur ses expériences durant cette crise. Quels éléments ont été ressentis comme positifs pendant la crise sanitaire et devraient être conservés par la suite ? Quelles mesures et/ou initiatives personnelles sont nécessaires pour cela ?

A quelque chose malheur est bon

Le silence. Voilà l’élément qui a le plus marqué lors de cette période. En effet, la majorité des répondants estime que la réduction des nuisances sonores sous toutes ses formes (trafic automobile et aérien, son amplifié, etc.) est le grand point positif. Non loin derrière se trouve la diminution du trafic automobile, fortement appréciée car elle laisse place aux cyclistes et piétons, et accroit la sécurité routière. La meilleure qualité d’air n’est, elle aussi, pas passée inaperçue !

La nature a également repris ses droits et son importance, ainsi que la solidarité entre voisins et membres de la famille. Pour plusieurs répondants, la ville en général semblait plus apaisée, le rythme de vie moins frénétique. Le télétravail, malgré ses débuts difficiles, est finalement perçu comme une opportunité.

Sur le plan économique également, certaines expériences ont été positives : moins de publicité, moins de surconsommation. L’essentiel est revenu sur le devant de la scène, dans une ville où le sentiment d'espace était plus grand.

L’avenir, c’est ce que nous allons faire

Afin de maintenir ces points positifs, les répondants proposent diverses mesures et/ou initiatives personnelles à mettre en place.

Au niveau de la mobilité tout d’abord : il faut plus de place pour les modes actifs, afin que les Bruxellois.es continuent à se déplacer plus souvent à pied ou à vélo, et ce en toute sécurité. Il s'agit notamment de restreindre (voire d'interdire à certains endroits) la circulation automobile, mais aussi de promouvoir les moyens de transport écologiques.

Le trajet le moins polluant reste celui que l'on ne fait pas : le télétravail devrait donc avoir lieu plus souvent et plus facilement. Afin d'améliorer la sécurité routière, il convient de passer à une ville où la norme est de 30 km/h (et ici et là même de 20 km/h). Une taxe kilométrique est une autre mesure proposée pour réduire la pression automobile en ville.

Le trafic aérien doit diminuer, surtout la nuit, tandis que l'offre de transports en commun doit augmenter. Les voitures de société, elles devraient complètement disparaitre.

En outre, la biodiversité mérite plus de place dans la ville. Il y a une réelle demande pour plus d'espace public, de parcs et d’espaces verts. Le commerce local doit devenir une priorité et être soutenu tant par le gouvernement que par les consommateurs. La publicité devrait également être moins présente dans l'espace public.

Bruxelles selon le BRAL

A certains niveaux, la ville « corona » correspond à la ville « vision » du BRAL : une ville compacte et tournée vers la nature, à la mobilité alternative où les habitants consomment moins et plus localement.

Cette vision, devenue réalité pendant quelques semaines, semble avoir charmé plus d’un.e Bruxellois.e. Notre rêve semble plus que jamais à portée de main. En effet, depuis plus de 40 ans, le BRAL se bat pour une autre capitale via sa mission, ses projets en ses argumentaires. Aujourd’hui est l’opportunité idéale pour concrétiser ces propositions. Nous vous en présenterons d’ailleurs bientôt un vue d’ensemble. Stay tuned ! Si vous devenez membre, vous le recevrez en priorité !

Florence Lepoudre